Semaine du 2 Février 2010

Commençons notre résumé de l’actualité Européenne cette semaine, par une news orientée web: La commission européenne a un nouveau design [ici]. Cette nouvelle présentation est, de mon point de vue, plus agréable à visiter que l’ancienne, et rappelle légèrement le design du site internet du Parlement européen (qui se trouve ici). [1]

Grosse déception et remise en question des institutions Européennes cette semaine : le président Américain Barrack Obama a fait savoir (par voie de presse) qu’il n’a pas l’intention de participer au sommet Union Européenne – États-Unis prévu pour Mai en Espagne[2,3,4,5,6,7,8]. En cause, plusieurs explications possibles: le désintérêt des USA envers l’Europe, la difficulté pour l’Europe de faire entendre sa voix sur la scène internationale (comme ce fut le cas à Copenhague en décembre dernier), la confusion actuelle lié au manque de numéro de téléphone unique pour contacter l’Union, … [9,10,11,12,13,14,15] Bref, c’est un revers pour l’ambition internationale de l’Union Européenne.[16,17,18]

Toujours dans le domaine des relations Euro-Américaine, la commission des liberté du parlement européen (rien à voir avec la Commission Européenne, il s’agit d’un groupe de travail au parlement) a recommandé de rejeter l’accord SWIFT lors du vote en session plénière la semaine prochaine [19,20,21,22,23]. L’accord dit SWIFT concerne le transfert des données bancaires européennes aux États-Unis à des fins de luttes contre le terrorisme ; c’est l’entreprise privée SWIFT qui effectue le travail d’étude de ces données[24]. Les opposant à l’accord SWIFT font valoir que les données bancaires des citoyens Européens doivent rester soumises à la législation Européenne en matière de défense de la vie privée. Les partisans de SWIFT arguent que cet accord participent à la lutte globale contre le terrorisme [25]. A la fin de la semaine, Hillary Clinton, secrétaire d’états Américaine, a lancé une offensive contre le parlement en contactant les leaders des groupes parlementaires notamment [26].

L’inquiétude croissante envers la dette grecque ne retombe pas et s’est étendue cette semaine à d’autres pays de la zone Euro (notamment le Portugal, l’Irlande, la Grèce, et Espagne) rassemblés sous l’acronyme peu flatteur de PIGS. Le déficit de la Grèce est bien au delà de la limite des 3% du PIB requise par le Traité de Maastricht et doit ramener ce déficit dans cette limite dans les deux années à venir[27,28,29]. Le plan d’économie du gouvernement Grècque a reçu l’approbation de Brussel, mais la commission compte bien garder un œil inquisiteur sur les finances Grecques[30,31,32,33,34,35,36,37]. Les marchés financiers continuent pourtant à craindre que la Grèce fasse défaut (i.e. ne puisse pas payer sa dette), un sentiment encouragé par les agences de notations qui alimentent le doute [38]. Le traité de Maastricht ne prévoit par que le reste de la zone Euro vienne en aide à un pays en difficulté financière (ce serait même plutôt l’inverse) et les analystes restent divisés sur le signal qu’une telle aide enverrai : ce serait clairement une indication que la Grèce est en difficulté, mais un tel soutient pourrait tout aussi rassurer les investisseurs[39,40]. A travers la Grèce et les autres pays PIGS, c’est toute la zone euro qui menacée, alors même que les bourses européennes chutent et que l’euro s’affaiblit par rapport au dollars [41,42,43,44,45,46]. (Au passage, notez qu’il y a quelque mois, la force de l’euro par rapport au dollars était considérée comme une mauvaise chose, et qu’à présent, certains s’inquiètent de cette baisse).[47]

Les auditions des commissaires désignés se sont terminées cette semaine avec l’audition de K Georgieva mercredi, je vous renvoi au billet spécifique à ce sujet ici. Les eurodéputés voteront le 9 février pour valider la commission.

Les eurodéputés donc, gagnent peux à peu en pouvoir avec la mise en place du traité de Lisbonne [48], notamment dans le processus de désignation de la commission, ou ils l’espèrent, dans la mise en place du service diplomatique de l’Union [49,50,51]. En conséquence, ils réclament un budget plus important afin de mieux répondre à leur mission nouvellement étendue [52].

Au sein l’Union, les relations entre la France et l’Allemagne ont connues un nouveau souffle avec un conseil des ministres commun au cours duquel Mme Merkel et Mr Sarkozy ont annoncés 80 mesures dont le but est de rapprocher les deux pays. [53,54,55,56]

Mr Von Rompuy, président du Conseil Européen, prépare le sommet du conseil la semaine prochaine (le 11 Février), qui se tiendra cette fois dans une bibliothèque Brusselloise vieille de 108 ans ; son objectif est de rendre le sommet plus “intime” et “informel”.[57,58,59]

Le parlement Européen tiens une session plénière à Starsbourg la semaine prochaine, il y votera pour valider la nouvelle Commission, sur les accords SWIFT, débattront de l’utilisation de scanners corporels dans les aéroports et de l’interdiction du commerce du thon rouge. [60]

La richesse de l’actualité sur les PIGS, Obama et SWIFT m’a forcé à un dur travail de sélection des sources, n’hésitez pas à me demander toute la collection des liens de la semaine.

Advertisements

One Comment on “Semaine du 2 Février 2010”

  1. […] surprise, la commission des libertés du parlement ayant recommandé ce vote la semaine dernière [5]. Les gouvernement ayant négotiés l’accord, et surtout les USA, déplorent ce choix et […]


Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s