Semaine du 13 Février

Cette semaine, l’actualité Européenne a été dominée par trois sujets principaux : la nouvelle Commission, l’accord SWIFT, et la crise des déficits. Voici le résumé.

Lundi, la commission Européenne (c’était encore Barroso I aux manettes) a présenté un nouveau logo Européen pour les produits d’origines biologiques. Ce nouveau logo n’a pas pour vocation de remplacer les indicateurs actuels mis en place dans les états membres, il devrait donc y être juxtaposé, au moins dans un premier temps, la commission espérant que les états effectueront la transition vers le logo Européen. [1,2,3]

Mardi la commission Européenne a reçu, après plusieurs mois d’attente, la validation du parlement Européen, elle a pris ces fonctions dès le Mercredi 10. Pour plus de détails, voir le billet spécifique ici.

Il y avait session plénière du parlement européen à Strasbourg cette semaine. Les eurodéputés ont notamment voté pour confirmer la nouvelle commission Européenne (voir plus haut). Ils ont également voté contre l’accord dit «SWIFT»[4]sur le transfert de données bancaires vers les États Unis d’Amérique. Ce rejet (par 378 voix contre 196) n’est en rien une surprise, la commission des libertés du parlement ayant recommandé ce vote la semaine dernière [5]. Les gouvernement ayant négotiés l’accord, et surtout les USA, déplorent ce choix et mettent en avant l’utilité de ces données dans la lutte contre le terrorisme, alors que le parlement pointe du doigt le respect de la vie privée et le peu de garantie de la part des USA par rapport au droit européen sur l’usage et la garde de ces données. [6,7,8,9]

Durant le reste de la session plénière, le parlement a discuté sur les avancées des pays candidats (Croatie, Macédoine, Turquie) dans le processus d’adhésion à l’Union, les scanners corporels dans les aéroports: leur utilité et les risques sanitaires, et une possible interdiction du commerce de thon rouge (espèce fortement menacée)[10].

Enfin, la fin de la semaine le conseil Européen s’est réuni à Brussel. Le sujet principal de discussion a été le plan de soutient à la Grèce (en particulier) dans la crise des déficits. Les éléments d’informations sur cette crise ont déjà été résumé ici et ici. Depuis la déclaration du conseil de soutient à la Grèce, les marchés sont restés sceptiques[11] et l’euro à continuer sa descente par rapport au dollars[12]. L’idée d’un gouvernement économique de l’Europe émerge peu à peu en réponse à cette crise[13]. Le premier ministre Grecque Papandréou a déploré une réponse trop timide de l’Europe[14]. De plus, les mesures d’austérité promises par le gouvernement grecque se heurtent à la réluctance des citoyens qui ne les apprécient guerre (notons qu’ils font face à une réforme du régime de retraite, à une possible augmentation des taxes sur le carburant, …) [15,16]

Herman Von Rompuy, président permanent du conseil Européen a également exprimé sa volonté de réunir le conseil plus souvent, jusqu’à une réunion tout les mois[17] – ce qui pourrait avoir un impact significatif sur le budget du conseil [18].

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