Sus au CO2

Ce qui suit est un billet en side note qui n’est pas en lien direct avec l’Union Européenne, mais qui reste en lien avec ce que l’Union fait, peut, pourrait ou devrait faire.

Ici je vais tenter d’expliciter par des chiffres comment l’impact de l’activité humaine sur l’environnement n’est pas négligeable et quelles sont les pistes scientifiquement valides pour remédier à ce problème. Les chiffres que je présente sont donnés à la louche et donc seulement à titre indicatif.

L’impact de l’activité humaine, en unité grand public

Parler en tonnes de Dioxyde de carbone c’est bien, mais selon le paradoxe bien connu du kilo de plume et du kilo de plomb, il est difficile de se représenter ce que cela représente.  Voici deux moyens de se représenter la tonne de CO2:

  • Une tonne de CO2 pure sous forme gazeuse c’est un volume d’un peu moins de 500 mètres cubes ; lorsque cette tonne de CO2 est diluée dans les proportions d’un mélange atmosphérique, c’est plus de douze mille mètres cube d’atmosphère qui sont occupés. A titre de référence, un Zeppelin ,occupait au début du 20ème siècle, un volume d’environ 25000 mètre cube ; une tonne de CO2, c’est donc un environ un demi Zeppelin.
  • Si on considère le carbone contenu dans une tonne de CO2, sous forme solide et sous la forme d’une mine de crayon de bois (ou crayon gris ou crayon à papier selon votre logisme locale), cela représente une mine de 75 kilomètres de long.

L’activité humaine rejette dans l’atmosphère environ 27 milliards de tonnes de CO2 dans l’atmosphère en l’espace d’une année (soit environ douze milliards de Zeppelins).

Pour ce qui est du réchauffement climatique, un calcul sur un bout de serviette très approximatif, indique grossièrement qu’il faut mettre dans la troposphère un peu plus de 25 x 10^24 Kilowatt-heure (25 suivi de 24 zéros) pour la réchauffer de 1 degré Celsius. Ce qui représente environ 2 x 10^21 (2 suivi de 21 zéros) fois la consommation annuelle d’électricité domestique aux USA… C’est énorme évidement, alors imaginez un peu lorsque l’on parle d’un possible réchauffement de plusieurs degrés…

La première arme pour réduire l’impact carbone des activités humaines, c’est l’information !

Dieu merci, une bonne partie de la population est prête à faire un minimum attention pour réduire son impact environnemental (surtout si ca ne lui coûte pas plus cher). Pour l’instant seuls les appareils de gros électroménager indiquent clairement leur classe de consommation énergétique (A, B, C, …) Les automobiles sont également fournies avec une consommation au kilomètre… Pour le reste, c’est assez flou.

Un étiquetage sur tous les produits (alimentaire ou autre) de l’impact environnemental permettrait au consommateur de faire un choix bon pour la planète ; et cela peut devenir un argument de vente pour les distributeurs.

De la même façons, des compteurs électriques à lisibilité facile (i.e. accessibles et affichant des informations claires) permettraient également de mieux contrôler et réduire la consommation électrique domestique.

Une utilisation plus efficace de l’énergie

Tous nos appareils électriques sont en général très gourmands en énergie et en gâchent une bonne partie… Une des pistes les plus sérieuses pour réduire la consommation énergétique générale est justement de faire des coupes là où l’énergie est consommée. Par exemple, les ampoules à incandescence ont plus tendance à chauffer qu’à éclairer d’un point de vue énergétique. Mais il est possible de faire plus que simplement changer le chandelier avec des ampoules à faibles consommations.

Par exemple, il est parfois mentionné que rouler moins vite sur l’autoroute permet de consommer moins de carburant… J’ai testé pour vous dans des conditions suffisamment reproductibles (les 22 miles pour aller au boulot) et ma conclusion est : it works beaches (comme le disent les américains).

Mais l’efficacité énergétique va plus loin: la multiplication des appareils électroniques portables alimentés par USB rendent de moins en moins nécessaires le 220 Volts de nos prises électriques, et les adaptateurs qui nous permettent de recharger ces appareils gâches énormément d’énergies (c’est pour cela qu’ils chauffent).

Une vraie fiscalité environnementalement responsable.

Oui, une taxe carbone est un outil parfait pour inciter à une plus grande responsabilité environnementale…  Si tout le monde la paye et si il ne s’agit pas d’une fausse taxe (i.e. d’un simple transfert de fiscalité). Les produits qui ont un impact important doivent coûter plus cher, c’est aussi simple que cela.

Cela ne veux pas dire qu’il faut pénaliser les personnes qui ne peuvent pas a priori se permettre de payer leur essence 10 ou 20 % plus cher : l’instauration d’une taxe punitive doit s’accompagner de mesure incitatives. Par exemple une amélioration du réseau de transport en commun et une baisse de tarifs de ceux-ci.

Relocalisation des échanges

Vous trouvez normal de brûler plein de pétrole juste pour vous faire parvenir des bananes en plein hiver ?  Peut être que ce n’est pas si nécessaire. L’industrie agro-alimentaire est l’une de celle qui transporte le plus ses produits… Alors que la ferme la plus proche est à quelques kilomètres à peine… Alors stop aux supermarchés de la grande distribution nationale et allez achetez vos poulets sur le marché !

Faire confiance a la nature

Depuis des milliers d’années, la bio-chimie propose une méthode efficace de capture du CO2: la photo-synthèse… Et le stockage sous forme chimique de l’énergie le plus efficace qui existe au monde se trouve dans nos cellules…

Premier objectif donc : reboiser la planète. Il faut aussi chercher du coté des algues, planctons et autre méthodes organiques de capture du carbone. Les technologies silicium ont ou vont atteindre leur limites et un boost pourraient être envisageable grâce au composés organiques.

Pour conclure, il est évident que l’activité humaine ne peut pas être sans conséquences sur l’équilibre globale de la planète ; mais certain ajustement simple et plus ou moins douloureux peuvent facilement être mis en place pour limiter cet impact.

Je rappel que je ne donne aucune certitude scientifiques sur les chiffres donnés : je ne suis pas physicien du climat ou de l’atmosphère… Donc les chiffres présenté sont issues de rule of thumb et non de calculs complets. Contactez moi si vous voulez en savoir plus.

Advertisements


Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s