A quoi l’euro est-il lié ?

La valeur de l’euro contre d’autres monnaies varie, selon les situations économiques, les prédictions, … Des fois il n’est pas facile de voir clairement quels sont les facteurs qui influencent la valeur de la monnaie européenne, par rapport, par exemple, au dollars Américain.

C’est pour cela que j’étais ravi la semaine dernière de découvrir un nouvel outil de google : Correlate. Cette nouvelle application du maître supreme géant de l’internet permet à n’importe qui de recherché quelles sont les mots clefs recherchés sur le web qui sont corrélés. Une méthode qui a fait ses preuves dans la prédiction des épidémies de grippe. Et pour rendre les choses encore meilleurs, l’utilisateur peut envoyer sa propre série de donnée et regardé quelles recherches y sont corrélés.

Recherches les mieux corrélées au taux e change EURO-Dollars.

J’ai donc rapidement rassemblé le taux de change euro-dollars des dernières 8 années, l’ai mis au format approprié et demandé à Google quelles sont les recherches qui y sont le mieux corrélées. Le résultats est décevant : aucune recherche n’y est vraiment corrélée et celle qui l’est le plus (avec seulement 73% de corrélation) est sao jose dos campos. En fait, les recherches les plus corrélées sont des termes en espagnol.

Après ce premier regard, j’ai recherché des corrélation (ou l’absence de celles-ci) avec des termes en particulier. Par exemple, bien que globalement non corrélés le terme de “subrpime” présente une corrélation grossière avec la montée de l’euro en 2007. La corrélation avec des termes comme “debt crisis” est négligeable, comme pour d’autres termes que l’on attendrait avoir un impact sur la valeur de l’euro.

Corrélation entre le taux de change EURO-DOLLARS et les recherches sur le terme "subprime". Remarquez la croissance des deux séries sur la période 2007-2009

Ma conclusion de cet exercice est que Google Correlate ne va pas donner de résultats significatifs en comparant le taux de change (ces données sont pré-traitées par google) et les recherches sur le web. Cependant le potentiel de cet outil pour révéler des corrélations est important, il suffit de trouver les bonnes combinaisons de termes de recherche. Je continuerais à jouer avec cet outil dans l’espoir de trouver des effets intéressants ou surprenants (ou les deux).

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What is the euro tied to ?

The value of the euro against other currency varies, depending of the economic situations, forecast, …. Sometimes this is not easy to actually get a clear sens of what is influencing the value of the european currency in respect to let’s say, the US dollars.

That’s why I was thrilled to discover last week the new tool from Google : Correlate. This new application from the internet overlord giant allow anyone to search which web researches are correlated together. A method that has been successfully proved to work during the flu season. And, to make things even better, the user can upload its data set and look for correlations on the web.

Most correlated researches with the EURO-Dollars exchange rate.

I quickly acquired the euro-to-dollar exchange rate for the past 8 years, put it in the proper format and ask google what were the most correlated research terms. The result is quiet disappointing: no series is really correlated to the exchange rate, the most correlated (with a correlation factor of only 73%) is sao jose dos campos. In fact, most correlated series are spanish terms.

After this first look, I tried to look at correlation (or the lack of thereof) with specific research terms. Although mostly uncorrelated, the term “subprime”  has an average increase correlated with a boost in the euro value. The correlation with “debt crisis” is negligible, as for other term one would expect would have an impact.

Correlation between the EURO-DOLLARS Exchange rate and the searches for "subprime". Notice the increase in both series thru 2007-2009

My conclusion from this exercise is that Google Correlate is not going to yield significant results by comparing the exchange rate (which is reprocessed by google) against web research. However, the potential correlation effect can be very interesting and one has to find the good combination of research term . I will continue to play with this tool in the hope of unearthing interesting or surprising (or both) effects.


Budget 2012: Les dépenses

Contre partie logique de la description des revenues de l’Union Européenne, voici maintenant la description des postes de dépenses de l’Union.

Les thématiques de dépense

Dans son grand souci d’organisation, la Commission a regroupé, pour le cadre pluriannuel 2007-2013, les dépenses en différentes thématiques.

  • La Croissance: Ce poste représente 46% des dépenses dans le projet de budget 2012. Les dépenses à ce titre concernent la compétitivité (notamment l’innovation) et la cohésion au sein de l’union (par le biais par exemple des Fonds Structurels Européens).
  • Les Ressources Naturelles: Cette rubrique (40% du budget 2012) regroupe la Politique Agricole Commune et les mesures pour l’environnement.
  • La Citoyenneté, Justice, immigration (notamment Frontex), culture, … Tout juste 1.3% du budget 2012
  • Les Actions Extérieures (dont le service de Lady Ashton) compte lui pour juste au dessus de 6% du budget proposé pour l’année prochaine.
  • Enfin l’Administration (les fonds pour garder les couloirs du Berlaymont éclairés) s’élève à 5.6% du budget.
Deux formes de dépenses.
Il existe deux formats pour les dépenses de l’Union:
  • Les engagements sont les fonds alloués pour des programmes de l’UE et qui seront dépensés au fur et à mesure.
  • les paiements sont la prévisions des factures que l’Europe devra payer
En moyenne, pour chaque poste de dépenses, les engagements et les paiements sont répartis de façon égale.
Plafonds et flexibilité.
Comme précisé lors de l’examination des ressources, l’Europe ne prévoit jamais de déficit puisque les contributions des états membres sont ajustées pour collés aux prévisions de dépenses. Cela signifie donc que les dépenses sont plafonnées, par rubrique et de façon globale.
Cependant, pour faire face aux imprévus, l’Union prévoit quelques réserves. Chaque années 221 millions sont à disposition, si nécessaire, pour les aides d’urgences (typiquement aide humanitaire), 1 milliard d’euros est près à être débloqué par le Fond de Solidarité en cas de catastrophe majeure dans un état membre (ou un pays candidat). La modeste somme de 200 millions d’euros est disponible pour financer des dépenses budgétaires au delà du plafond. Enfin, un fond d’ajustement à la mondialisation de 500 millions d’euros est disponible pour accompagner les transformations économiques liées à la globalisation des échanges.

2012 Budget: expenses

Logical counter part of the description of the resources of the European Union, here is the list of the expenses of the EU.

Expenses categories

The Commission has carefully organized the expenses in different categories for the pluri-annual framework 2007-2013.

  • Growth: this theme account for 46% of the expenditures in the 2012 draft budget. It regroups competitiveness (in particular innovation) and cohesion (for example with the European Structural Funds).
  • Natural resources: this category (40% of the 2012 budget) represents the Common Agricultural Policy and the measures for the environment.
  • Citizenship, Justice, Immigration (including Frontex), culture, … Just 1.3% of the 2012 budget.
  • External Actions (including Lady Ashton’s service) account for just above 6% of the budget for next year.
  • Finally, Administration (the money used to keep the lights on in the Berlaymont) amounts for 5.6% of the budget.
Two forms of expenses
There is two forms of spending for the EU:
  • The Commitments are the funds allocated for the Union programs and will be spent as time goes.
  • The payments are the forecast bills the Europe will have to pay.
Generally, for each category, commitments and payments are evenly distributed.
Cap and flexibility,
As said in the description of EU’s resources, the European Budget does not forecast any deficit, since the member states contributions are adjusted to match the expenses. That means that expenses are capped, by categories and also globally.
However, to face unforeseen situations, the EU has some emergency funds. Each year, 221 millions of euros are ready for emergency aid (typically for humanitarian reasons), one billion of euros can be used from the Solidarity Fund in case of major disaster in a member state (or a candidate). The small amount of 200 millions euros is available to finances expenses above the budget cap. Finally, a Globalisation adjustment fund of 500 millions euros can be used to help facing the economic change linked to the market globalization.

Pour le développement du livre numérique

Deux informations majeures au sujet des livres numériques (ebooks) sont tombées cette semaine :

  • Amazon a vendu en avril plus de livres au format numérique sur son Kindle que de livre papiers à la proportion de 105% – un écart faible mais significatif au regard du nombre de livres vendus par Amazon. [*,*]
  • En France, le parlement a adopté un projet de loi permettant aux éditeurs de fixer le prix du livre au format numérique, non seulement en France mais aussi à l’étranger (un aspect qui est en confrontation directe avec la législation Européenne). [*,*]

Notons que la décisions Francaise suis la logique du prix unique du livre papier qui permet aux éditeurs de fixer le prix d’un ouvrage imprimé. Une partie de la collection d’ouvrages distribués par Amazon sur le Kindle a son prix également fixé par l’éditeur. Rien de bien choquant dans tout cela.

Il faut maintenant espérer que ce nouveau cadre juridique – même si il peut être discuté – permettra aux éditeurs d’avancer vers la distribution de livre numérique, car ne nous voilons pas là face, c’est bien là l’avenir du livre et c’est tant mieux. Quelques éléments de réflexion à ce propos :

  • Informations, vidéos, musiques, communications, … Tout cela passe maintenant par internet, il n’y a aucune raison que le livre ne suive pas ce chemin.
  • La distribution de livre numérique en France est actuellement dans un état pré-embryonnaire. Le seul distributeur est, il me semble, la fnac avec le fnacbook qui est terrible à utiliser, J’en ai eu un entre les mains, je l’ai vite lâché avec déception.
  • La bibliothèque de livre Francophone sur Amazon est un quasi-désert. Heureusement, les ouvrages dont les droits d’auteurs sont périmés sont disponible gratuitement sur le net: Molière, Proust, Balzac, … C’est bien, mais ce n’est pas vraiment le genre littéraire qui attire les jeunes.
  • Un eReader (comme le kindle dont je suis un propriétaire comblé) n’est pas un gadget, au contraire, c’est un appareil de lecture qui convient surtout aux gros lecteurs: ceux qui achètent des livres et les lisent rapidement. Bref, le gros du marché du livre.
  • Le livre numérique présente des avantages énormes: Je peux par exemple entendre parler d’un livre à la radio le matin, en télécharger gratuitement un extrait à midi et l’acheter une heure après. L’achat de livre est plus simple et cela favorise les achats “sur le moment”.
  • Enfin, et j’attire ici l’attention des éditeurs qui ont peur du numérique: j’ai personnellement et depuis l’acquisition d’un Kindle multiplié ma consommation de livre par 2 ou 3. Même avec un prix réduit, cela reste très profitable.

May 21st is coming !

I am not sure if tomorrow will be the end of the world actually, I’d rather not, I have plans – but it is certainly going to be a thought weekend for the Eurozone. As Fitch downgraded Greek’s debt to “B+” (speculative investment) with a negative perspective the idea of a Greek default is growing stronger.

Markets clearly don’t trust Greece can ever get ver its difficulties and for good measure is making sure that there is no way Greece can ever find a way to repay its debt. Even if that means a catastrophic restructuration that will shake the global economy and trigger the implosion of the eurozone.

It might not be the end of the world, but the future of the euro is very uncertain.


L’Europe s’accroche au FMI

Avec la démission de D. Strauss-Khan de la direction du Fond Monétaire International, la recherche d’un successeur est lancée.

La tradition est que la direction du FMI revienne à un Européen tandis que la Banque Mondiale est sous l’autorité d’un Américain. Mais bien sûr, cette tradition a vieilli et les économies émergentes (Brésil, Indes, Chines, Turquie, …) souhaiteraient que leur point de vue soit un peu plus représentés auprès des institutions financière internationales, et verraient bien un des leurs pour remplacer DSK.

L’Union Européenne s’empresse déjà d’avancer des noms et de faire savoir que c’est un Européen qui devrait continuer le travail du FMI. On propose même de remplacer DSK par C. Lagarde que ses collègues Européens apprécient et qui est bien vue des Américains.

C’est vrai que l’Europe et le FMI ont été amenés depuis un peu plus d’un an à travailler ensemble sur les dossiers Grecques, Irlandais et Portugais – à cet égard, l’UE a tout intérêt à placer à la tête du FMI une personne qui regardera les problèmes de la zone euro avec bienveillance. DSK avait été l’architecte des plans de sauvetages déployés depuis l’année dernière et avait su convaincre l’Allemagne de leur nécessité. Si le nouveau directeur du FMI devait être moins bienveillant envers les pays endettés, les maigres progrès obtenus pour la Grèce, l’Irlande, le Portugal, pourraient être réduit à néants.

Cependant, cet acharnement à se maintenir à la tête du FMI rélève de la part de l’UE deux points critiques :

  • D’abord que l’Europe se cramponne à un système US/UE qui est dépassé (ou le sera bientôt) et refuse aux pays émergents leur place à la table du jeux. Cette mise à l’écart pourrait un jour se retourner contre nous.
  • Ensuite, l’UE reste incapable de mettre en place sa propre structure de stabilisation financière. Il avait été question l’année dernière de créer un Fond Monétaire Européen, finalement, c’est le Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF) qui est prévu et sera mis en place en 2013. Mais son efficacité ne fait pas l’unanimité. Les états membres sont de toute façon de plus en plus divisés sur la solidarité à apporter aux pays en difficultés (N’est-ce pas Angela ?).
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En bref, l’Europe qui a largement profité du FMI sous la présidence de DSK souhaite ne pas perdre un tel allié car si le FMI été dirigé par un non-Européen, il est fort probable que l’UE doivent se résoudre à se débrouiller toute seule – pas qu’elle n’en ait pas la capacité, mais la volonté politique manque et l’idée même d’ouvrir ce débat effraie.