Sortir du nucléaire: une stratégie risquée

Ce n’est un secret pour personne: l’énergie nucléaire n’est pas favorablement regardée en ce moment. L’Allemagne a décidé de fermer sur les dix prochaines années les centrales encore en fonctionnement sur son territoire, etc.  Les partis écologistes appellent à un abandon du nucléaire et les citoyens sont de plus en plus sceptiques vis à vis de cette source d’énergie.

Aussi bienvenue que puisse être cette stratégie de sortie du nucléaire, elle présente un risque important et simple: ne pas être prêt à temps. En effet, mettre une deadline à l’utilisation de l’énergie nucléaire nécessite le développement de sources alternatives en quantité suffisante avant la date de fermeture des centrales nucléaires. Mais alors que faire si les sources alternatives, le jour venu, ne sont pas suffisantes ? Nous prenons alors le risque de devoir prolonger de 2 ou 5 ans ou plus l’utilisation de centrales nucléaires vieillissantes, ou d’avoir à importer de l’énergie, ou relancer la production d’électricité à partir de sources fossiles (pétroles, gaz, charbon), ou pire encore, subir des coupures de courants.

Et cela simplement car il s’agit d’une transition en dehors du nucléaire basée seulement sur le remplacement d’une source d’énergie par une autre. Or, il ne s’agit de simplement comparer les capacités générales de production mais aussi les détails: les centrales nucléaires sont peu réactive face aux variations de consommation et en conséquence ne constituent que la base du réseau de distribution. A l’opposé, l’énergie éolienne ou solaire n’a pas la même constance.

Que faire alors ? Du point de vue de la sureté, une des solutions simples serait de remplacer les centrales nucléaires actuelles par des centrales neuves, où sont implémentée toutes les solutions de sécurité existantes à ce jour. Mais bien sur, cela ne résout en rien la dépendance à l’énergie nucléaire.

Stratégie Alternative

Une meilleure stratégie serait de s’attaquer à ce qui rend l’énergie nucléaire si précieuse : c’est-à-dire réussir à modifier autant la distribution électrique (trop sensible aux variations de consommation) que la consommation (trop génératrice de pertes). Associé à un développement des sources d’énergies alternative, ces évolutions rendrait l’énergie nucléaire peu rentable et superflue. La fermeture des centrales serait alors une évidence et personne de sensé ne pensera à s’y opposer.

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