La responsabilité des gouvernements est d’abord envers les citoyens

Les gouvernements Européens sont, quelque soit le mode de suffrage retenus, formés à partir du souhait des citoyens exprimé dans les urnes. Cela n’a rien de choquant, bien au contraire. A cet égard, le citoyen bêta attends de la part de son gouvernement qu’il travaille dans son intéret, tout du moins en générale.

«Gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.» dit la constitution Francaise (art. 2) à ce sujet. Problématique délicate, car l’intérêt des citoyens n’est pas toujours une évidence ; il ne s’agit pas par exemple, du plus petit dénominateur commun des intérets particuliers, et l’intérêt à long terme entre parfois en conflit avec le court terme (relisez Rousseau). Nos dirigeants ont donc souvent de bonnes raisons de se gratter la tête afin de trouver une solution aux défis auxquels ils doivent répondre.

Cependant, même si la notion de pour le peuple est parfois floues, il est des situations où les gouvernements flirtent avec la limite. C’est certainement ce que beaucoup de Grecques pensent, ou bien l’idée qui dominent les indignés d’Espagne et d’ailleurs, ou encore une thèse qui apparaît dans les Tea Parties Américains.

La frénésie des états à couper les budgets et à rassurer les marchés financiers peut en effet laisser penser que les gouvernements cherchent avant tout à contentes leur créditeurs, quelque soit le coup pour les citoyens. Mais bien évidement, la situation est loin d’être simple car ne pas honorer les dettes dans l’immédiat afin de préserver le confort du peuple entraînerait de graves conséquences à long termes. De la même façon, la Grèce pourrait facilement (mathématiquement) couper son budget : fermer quelques hôpitaux, réduire les salaires par 50%, ne plus collecter les ordures, … les économies seraient énormes, rassureraient peut être les investisseurs dans l’immédiat, mais cela ne durerait pas.

En tant qu’emprunteur, l’état doit rembourser ses créanciers. En tant que gouvernement, il ne peut négliger le bien-être des citoyens. Et c’est dans ce dilemme que réside le problème car les deux semblent incompatibles, mais néanmoins nécessaires. Il n’existe pas de solution miracle, ni même de guide pour trouver une solution. Il faut innover, trouver une issue neuve. Cela demande de l’audace et de la coopération – deux qualités qui font défaut dans les tentatives de résolution de la crise de la dette à travers la zone euro.

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