[Dysfunctioning EU (?)] Intergovernmental Europe

With the current economic crisis and the rise of euro-skeptics political parties, the question of an intergovernmental Europe is gaining momentum: Do we really need all the EU institutions and treaties ? Would not simple inter government agreements be enough ?

Bare minimum

For neighbor states whose economies are linked, a political coordination is needed; whether it is on topics of economy, taxes, employment, immigration, … In this point of view, a formal frame is welcome, but the full complexity of the European Union is not necessary.

But not enough

But it would be a big mistake to consider that enough: the economic, employment, immigrations, … challenges faced by the member states are not so different or so independent  that just a coordination would be a solution solid enough.

We need global solutions. Which implies, it is true, more complex solution that may deprive the states of a part of their independence. But it is the only way to put together real win-win-… (23x win)-win answer to today’s challenges.

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[L’Europe cassée (?)] L’Europe intergouvernementale

La crise et la montée des partis politiques à tendances euro-sceptiques, la question d’une Europe intergouvernementale gagne en puissance: Avons-nous vraiment besoin de toutes ces institutions et tous ces traités ? De simples accords intergouvernementaux ne seraient-ils pas suffisant ?

Minimum nécessaire

Pour des états voisins dont les économies sont liées, une coordination des politiques est nécessaire; que ce soit sur des questions économiques, fiscales, d’emplois, d’immigration, … Dans cette optique, un cadre formel est bienvenue, mais il n’est pas nécessaire qu’il soit aussi complexe que l’Union Européenne

Mais pas suffisant

Mais il serait une grave erreur de considérer cela suffisant: les défis économiques, d’emplois, d’immigration, … qui se posent aux pays membre de l’UE ne sont pas si éloignés ni si indépendant qu’une simple solution coordonnée serait suffisante.

Il faut des solutions globales. Ce qui, c’est vrai, implique qu’elles soient plus complexes et aussi privent les états membres d’une partie de leur indépendances. Mais c’est la seule façon de concevoir des réponses win-win-win-…(23 x win)-win.


Parlons d’Europe

En un sens, Nicolas Sarkozy a bien fait de parler de l’Union Européenne le weekend dernier… Depuis lundi, le sujet apparait plus souvent et de façon plus construite dans les médias, etc. Bref, les projecteurs se sont enfin tournés sur l’UE et c’est tant mieux.

Par contre la teneur du discour du président/candidat est complètement à coté de la plaque: mettre la France en opposition avec l’Union est la dernière des imbécilités. La France fait partie intégrante de l’Union, il faut penser à la France dans l’Europe, la France et l’Europe; pas la France contre l’Europe.


L’UE, paillasson de la campagne présidentielle

La démonstration n’est plus à faire : l’union européenne est définitivement le paillasson de la campagne présidentielle en France.

Les candidats multiplient les déclarations hostiles à l’Union, ou tout du moins à caractère euro-sceptique. Entre Nicolas Sarkozy qui propose de retirer unilatéralement la France de l’espace Schengen si l’Union n’accepte pas que la politique migratoire passe sous le contrôle politique du conseil, ou François Hollande qui souhaite renégocier un traité signé et en cours de ratification, sans parler de Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélanchon.

En bref, l’Europe est à la fois alliée et ennemie, sujet de ralliement et élément de débat par excellence. Cela est possible à cause, premièrement de la mauvaise connaissance de l’Union par le grand public et l’absence de contradicteur dans le débat qui viendrait rappeler clairement ce que fais l’Union pour les citoyens.

Il est normal que les acteurs de la politique extérieure à la France s’expriment sur les propositions des candidats [*], il le serait tout autant que l’Union elle même, à travers le Parlement et la Commission, aient une voix dans le débat.


Comme des moutons…

Pour apporter de l’eau au moulin de commentaires politiques qui tapent si fort sur la viande Halal que ça en fait du steak haché, je m’en vais vous conter mon expérience personelle [*,*,*].

En effet, à l’image du récit que fait aujourd’hui Le Monde[*], la boucherie de proximité où je vais faire mes emplettes carnées a récemment été reprise par un nouveau propriétaire de confession musulmane, ou qui du moins cible cette population ; bref, ma boucherie est maintenant halal.

Pour faire court, je m’en tamponne bien et cela n’a rien changé à ma vie. Certes, il est un peu moins facile de se procurer les lardons nécessaires à l’élaboration de mon fameux risotto champêtre, mais ca ne va pas me traumatiser, surtout tant que je n’ai pas à traverser la moitié du département pour en trouver. Le service y est toujours aussi agréable, les prix n’ont pas bougés de façon significative, en bref, c’est du pareil au même.

Je trouve d’ailleurs navrant que l’on discute autant du caractère halal (ou casher) ou pas des viandes, mais beaucoup moins de ce qu’on donne à manger aux vaches, alors que l’hypothèse de réintroduire les farines animales dans leur alimentation a récemment été évoquée. [*,*]


Le referendum, un outil démocratique délicat.

N. Sarkozy, candidats à la réélection, a récemment proposé de soumettre des problématiques comme l’indemnisation des chômeurs ou l’immigration au vote des citoyens – tout en refusant l’idée de traiter le pacte fiscal européen sous le même régime [*,*,*].

Cette question du référendum est délicate: en effet, rien ne s’oppose à la participation active des citoyens à travers un référendum et nul ne peut s’offusquer que les grandes questions de sociétés soient ainsi résolu. Cependant, la puissance du réferendum implique un maniement délicat.

D’abord parce qu’il ne s’agirait pas de simplement court-circuiter le processus parlementaire normal, mais bien de donner mandat, au nom des citoyens, aux parlementaires pour mettre en place une décision.

De plus, les référendums posent des questions simples, souvent à un problème très complexe. Comme pour les sondages, les questions peuvent être tournée d’une façon déroutante ou avec des sous-entendu qui en modifierait la perception. De même, le résultat du référendum, dans sa simplicité, pourrait être utilisé par le gouvernement comme un mandat pour de profonde réforme, sans qu’elles soient explicitement mentionnées dans la question posée.

Enfin, l’expression démocratique dans le référendum, si elle doit être interrogé régulièrement, devrait s’accompagnait d’un profond changement du rythme politique, avec par exemples, deux référendum par ans, à dates fixes, déterminant ainsi les saisons politiques. De même, il serait important d’inciter le citoyen à s’exprimer, voire même faire du vote un devoir (comme c’est le cas en Belgique); afin que les réponses soient vraiment l’expression du peuple.


Equilibre budgétaire: une occasion de mutualiser les dettes

Le nouveau pacte budgétaire Européen, dont la mise en place est en cours, a pour but de stabiliser la zone euro et éviter toute nouvelle mauvaise surprise à la Grecque. Ce pacte prévoit notamment que les états signataires ne laissent pas filer leur déficit structurel au delà de 0.5% du PIB.

C’est une limite très restrictive, bien plus que les 3% jusqu’ici autorisés par les critères de convergence de Maastricht. Et pourtant il y a un sens à cela: Le déficit des états membres devrait être limité au maximum. Les dettes autre que structurelle (dépenses exceptionnelle, d’investissements, …) devrait être au minimum mutualisées entre états membres, et au mieux contractées par l’UE elle même.

Malheureusement, ceci n’est pas encore au programme et le pacte budgétaire actuel ne propose qu’une limitation des déficits, pas question de dette européenne… Mais il faudra bien y venir un jour.