SOTU: Obama does not care for europe

In the last State of the Union speech of his first term, US president B. Obama talked about economy, social justice and healthcare… But did not mention Europe – not even to mention the crisis we are in at the moment and the risk for the world economy.

The only mention of Europe was made in the following statement: «Our oldest alliances in Europe and Asia are stronger than ever.»

It is not the first time that I point out the lack of interest from Mr Obama for the European continent and the European Union in particular. Even a major crisis cannot get the US president to look at us… One more sign that EU should work out the differences between the member states and give itself the means to be a real, strong, world player.

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La Chine au secours du FESF: un bon point pour l’Europe fédérale ?

À la suite du sommet de la zone euro de la semaine dernière, qui prévoit d’augmenter la capacité du Fond Européen de Stabilité Financière (FESF), l’Europe approche la Chine et lui propose d’investir dans ce Fond. Une implication Chinoise qui fait débat à cause des contreparties qui pourrait être demandées par Pékin 1,2,3,4,5.

Cependant, il y aurait au moins un bon point: un coup de pouce à la mise en place d’une fédération financière… Car en impliquant la Chine dans le FESF, l’eurozone s’engage en tant qu’institution auprès d’un partenaire international; certes en position de faiblesse mais cependant, c’est bien une relation Euro-Chine qui se met en place et qui nécessitera une coordination plus fédérée des économies de l’eurozone.


[L’Europe cassée (?)] Des officiels non-élus

L’UE ne fonctionnerait pas correctement.. Vrai ? Si Oui, pourquoi ?

Une des nombreuses critiques addréssées à l’Union Européenne est que les officiels de l’Union ne sont pas élus, d’où un déficit démocratique dans les institutions. Est-ce vraiment le cas ?

Oui :

En effet, plusieurs personnes tenant des positions importantes dans les institutions de l’UE ne sont pas élues : Le président du Conseil (Herman von Rompuy), la Haute Représentative aux Affaires Extérieures (Cathy Ahston), le président de la BCE (J.C. Trichet), et dans une moindre mesure le président de la Commissions (J.M. Barroso) sont désignés, derrière portes closes, par les chefs d’états et de gourvernement.

Cependant :

Cette situation est déjà largement critiquée par d’autres acteurs du monde Européen : beaucoup demande des candidatures pour ces postes dans le cadre des élections parlementaire, une communication sur tout le territoire de l’UE des groupes politiques sur ces sujets, et un plus grand contrôle du Parlement Européen dans ces nominations. Déjà, le Parlement  valide la composition de la Commission Européenne.

De plus, souvenons nous que le Parlement Européen et les membres du conseil son élus dans leurs pays – de façon directe ou non, selon les états membres – par les citoyens.

Pour résumer: L’Union Européenne pourrait en effet être plus démocratique, mais ce n’est pas non plus la dictature des tyrans non-élus que certains prétendent qu’elle est.


Quietly, the EU gets a seat at the UN

In a relative indifference, the European Union diplomacy just made a big step forward : the EU just obtain the status of Super-Observer at the UN general Assembly.

What is a Super-Observer will you ask ? It is somebody that super-observe of course. Going further that this obvious definition, it means that now, the EU has a right to speak at the GA, which it could not do before, as a simple observer.

It is indeed a major step in the building of a European diplomacy. We just have to see now if the EU is making good use of this new possibility to express it self at the UN.

At this subject, reed : en Francais sur lemonde.fr and in English on EUObserver, also, on the UN french delegation website.


Dans la discrétion, l’Europe s’installe aux Nations-Unies

Dans la discrétion générale, la diplomatie de l’Union Européenne vient de faire un grand pas en avant: elle a obtenue le statut de “Super-Observateur” à l’assemblée générale des Nations Unies.

Qu’est-ce qu’un super-observateur me demanderais vous avec raison et intérêt ? Et bien c’est quelqu’un qui super-observe évidement. Cette évidence étant dites, cela signifie surtout que maintenant l’UE a le droit de s’exprimer à l’assemblée générale, ce qu’elle ne pouvait faire jusqu’à présent, puisqu’elle n’était que simple observateur.

C’est donc une étape potentiellement majeure de la construction d’une diplomatie Européenne. Reste maintenant à voir si l’union fait bon usage de cette possibilité de s’exprimer.

Deux articles à lire à ce sujet : en Francais sur lemonde.fr et en anglais sur EUObserver et sur la page internet de la mission francaise à l’onu.


Quelle position pour l’Europe face aux “révolutions” en Afrique du Nord ?

L’Union Européenne cherche un peu sa voix pour réagir aux évènements en Tunisie, Egypte, Libye… Les états membres s’accordent facilement pour condamner les violences, mais au delà les choses se compliquent. En fait, il me semble que l’Union doit (devrait) combiner deux positions, a priori incompatibles.

  • Faire profil bas: Après avoir gardé longtemps un silence discret sur l’état de la démocratie en Tunisie, Egypte, Libye, … au nom de la real-politik et parce que ces régimes autoritaires nous protègent de l’islamisme, de l’immigration clandestine, etc. il est choquant d’entendre les politiques (notamment Français) déclarer qu’eux non plus n’aimaient pas Ben Ali ou le Col. Kadhafi mais que l’aspiration des populations à la démocratie a été sous-estimée. En bref, après avoir si longtemps fermé les yeux, il n’est pas décent de retourner sa veste aussi ostensiblement et des excuses bien claires devraient être présentées.
  • Spring into action: Ce renouveau démocratique est en même temps une occasion unique de vraiment remplir les mission de l’Union dont le but est de «promouvoir  la paix [et] ses valeurs » (à savoir dignité humaine, liberté, démocratie, égalité, État de droit, … – Reportez vous au Traité de l’Union Européenne, Art 1 et 2). Cela peut se faire par une relance de l’Union Pour la Méditerranée, un SEAE qui s’implique fortement, … Ces pays méditerranéens sont dans la sphère d’influence directe de l’Union, historiquement (une histoire commune qui remonte à l’antiquité, ce n’est pas à négliger) et aussi de façon contemporaine par les liens commerciaux qui existent et le fait que les immigrant en Europe vienne essentiellement de cette partie du monde.

L’Union Européenne se retrouve donc, encore une fois, dans face à un défi difficile, mais qui peut rapporter gros si elle y réponds correctement.